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La paire GBP/USD a perdu son élan haussier et, à l’heure actuelle, le graphique suggère que la livre pourrait continuer à reculer. Hier et aujourd’hui, le prix a réagi au déséquilibre vendeur 27, ce qui permet aux traders d’ouvrir des positions vendeuses. Cela ouvre de nouvelles perspectives, moins favorables, pour la livre. Malheureusement pour la devise britannique, de nouvelles baisses sont effectivement possibles. Selon les analystes, l’inflation américaine pourrait accélérer en août, et cela pourrait être connu dès demain. Pour rappel, les prévisions officielles tablent sur une inflation stable à 3,4 %, mais à quelle fréquence les prévisions coïncident‑elles avec la valeur réelle ? Je considère donc tout à fait possible que l’indice des prix à la consommation américain augmente, et dans ce cas le marché sera encore plus convaincu que le FOMC resserrera sa politique monétaire la semaine prochaine. Et si le marché en est davantage convaincu, il continuera d’acheter le dollar. Dans ce scénario, la baisse de la livre se poursuivra, tandis qu’il reste incertain de savoir si la Bank of England, qui pourrait elle aussi adopter une position plus hawkish qu’auparavant, sera en mesure de soutenir la livre. Je noterais également qu’une inflation américaine plus élevée serait parfaitement logique, puisque le pétrole est passé cette semaine au‑dessus du seuil des 100 $.
Au cours du dernier mois, le dollar a été confronté à de nombreux facteurs défavorables, notamment la décision du Trésor américain d’augmenter le volume des rachats d’obligations à long terme, des rapports mensuels Nonfarm Payrolls faibles, un rapport Nonfarm Payrolls annuel décevant, un ralentissement de l’indice des prix à la consommation, un ralentissement de la croissance du PIB, ainsi qu’une baisse des anticipations de durcissement de la politique monétaire de la Federal Reserve par le marché. Le dollar n’a été soutenu que par le dernier rapport Nonfarm Payrolls (pour la première fois depuis longtemps) et par l’ISM Services PMI. Demain, le rapport sur l’inflation américaine pourrait offrir un soutien au dollar, et, la semaine prochaine, un resserrement hypothétique de la part de la Federal Reserve pourrait jouer le même rôle.
Les vendeurs ont‑ils des perspectives à l’heure actuelle ? À mon sens, elles sont limitées, mais il faut reconnaître que le dollar entre dans une période plus favorable. Si l’inflation américaine augmente à la suite de solides rapports Nonfarm Payrolls et ISM, et si la Federal Reserve décide malgré tout de relever ses taux, l’environnement informationnel pour le dollar deviendra beaucoup plus porteur. Je ne pense pas que cela déclenche une baisse prolongée de GBP/USD. En revanche, la devise américaine pourrait enregistrer une progression.
La géopolitique ne constitue plus un facteur de soutien favorable pour le dollar. Les discussions entre les États‑Unis et l’Iran ont une nouvelle fois échoué et ne sont plus en cours. De temps à autre, l’Iran et les États‑Unis s’échangent frappes, menaces et ultimatums, ce qui n’a eu aucun effet sur le règlement du conflit ni sur la fin de la guerre. Personne ne peut actuellement prédire combien de temps encore le conflit va durer. Le dollar ne peut pas compter sur le soutien du marché à chaque échange de frappes entre les deux parties, lesquelles surviennent avec une fréquence non négligeable.
L’analyse technique montre que le tableau est passé de haussier à baissier en seulement quelques jours après la prise de liquidité sur les sommets de mai. L’euro pourrait interrompre la baisse de la livre, mais pour l’instant les vendeurs disposent de deux déséquilibres, dont l’un a déjà fourni un signal de vente. Comme l’euro a un statut plus élevé que la livre au sein de la paire euro‑livre, je pense que la baisse de la livre pourrait être de courte durée. Cependant, deux événements pourraient retourner le marché contre l’euro comme contre la livre dans un avenir proche : la réunion de la Federal Reserve et le rapport sur l’inflation américaine.
Le contexte de l’actualité économique de jeudi était assez faible et n’a clairement pas influencé le sentiment des traders. Avant l’annonce du résultat de la réunion de la BCE, les vendeurs sont passés à l’offensive, et la baisse s’est poursuivie une grande partie de la journée. Néanmoins, la BCE a pris une décision hawkish, tandis que le résultat du rapport sur l’inflation américaine attendu demain reste inconnu. À l’heure actuelle, les vendeurs ne peuvent pas compter sur une progression durable.
L’environnement informationnel global reste tel que, à long terme, je ne peux m’attendre à rien d’autre qu’à un recul de la devise américaine. La guerre entre l’Iran et les États‑Unis n’a pas modifié mes anticipations à long terme. La géopolitique a incité le marché à se rappeler du statut de valeur refuge du dollar pendant plusieurs mois, mais le conflit a déjà dépassé sa phase la plus active. Les perspectives d’un resserrement supplémentaire de la politique monétaire du FOMC demeurent incertaines, tandis que le marché ne cesse de revoir ses propres attentes. Par conséquent, à mes yeux, toute hausse du dollar est temporaire et dictée par des facteurs de court terme. Je noterai aussi que la paire GBP/USD évolue dans un range depuis un an. Un range permet aux traders d’anticiper pratiquement n’importe quel mouvement à l’intérieur de ses bornes. Jusqu’à présent, les opérateurs n’ont pas réussi à en sortir.
Calendrier des statistiques pour les États‑Unis et le Royaume‑Uni :
Le calendrier économique du 11 septembre comporte quatre publications, parmi lesquelles je mettrais en avant l’inflation américaine, dont dépend actuellement dans une large mesure le sentiment des traders. L’influence du contexte économique sur le sentiment de marché pourrait être forte vendredi.
Prévisions et recommandations de trading pour GBP/USD :
Les perspectives à long terme pour la livre restent haussières. Après la prise de liquidité sur les deux derniers swings et la formation d’une série de signaux d’achat, les acheteurs peuvent encore poursuivre leur avancée. Malheureusement, toutefois, les vendeurs ont pris l’initiative ces dernières semaines, et tous les schémas haussiers récents ont été invalidés. L’euro pourrait éviter à la livre une nouvelle baisse si les deux derniers déséquilibres haussiers ne sont pas invalidés. Le balayage de liquidité sur le swing du 1er mai a permis le début de la baisse ; un signal de vente s’est formé au sein du déséquilibre inversé 27, et un autre signal vendeur s’est formé cette semaine dans le déséquilibre 27. Par conséquent, soit les schémas européens, soit les schémas britanniques doivent être invalidés. Je penche pour une invalidation des déséquilibres britanniques, mais le contexte informationnel peut réserver des surprises. Des conclusions définitives pourront être tirées demain et mercredi prochain.